d’être ailleurs, n’importe où, tant que c’était loin des salles de
classe. Les amies proches ? Zéro. J’étais un peu comme un Joker perdu
dans un jeu de cartes classique : personne ne savait trop quoi faire de
moi.
Heureusement, à 9 ans (en CE2, oui! j’avais déjà redoublé deux fois… l’école, ce n’était décidément pas mon truc), une nouvelle élève est arrivée. Enfin, une alliée ! Mais bon, même avec cette petite lueur d’espoir, l’école restait un endroit où je me sentais comme un 2 de pique dans une main pleine d’As.
Arrivée au collège, j’ai appris une nouvelle qui a changé ma vie : après 16 ans, l’école n’était plus obligatoire. Pour moi, c’était la fin du bagne ! Enfin, je pouvais tirer ma révérence à ce jeu de cartes éducatif qui ne me convenait pas. Sauf que… ma famille a refusé. Ils m’ont obligée à continuer. Résultat : j’ai obtenu mon BEP, puis un BAC Technologique. Pas mal pour une joueuse qui voulait tout lâcher, non ?
Ensuite, j’ai fait 3 ans de fac, dont une année sabbatique (j’avais besoin d’une pause). Et puis, sans consulter personne, après un DEUG d’anglais, j’ai décidé que pour moi, c’était terminé. Je savais que j’étais capable d’exercer n’importe quel emploi si on me donnait ma chance. Et devine quoi… ?
Nouvelle cartes, le jeu continu
Et toi, quelles sont tes Cartes Éducation ?
As-tu déjà eu l’impression de jouer avec un jeu de cartes pourri? Comment as-tu transformé tes mauvaises cartes en atouts ? Partage ton histoire en commentaire !